Incidents dans le quartier des Marolles
Mise en ligne le 26-9-2006 10:02
Des échauffourées ont éclaté dans le quartier des Marolles à Bruxelles hier soir vers 20 heures 30. Le calme y est revenu à minuit. 'Il n'y a pas eu d'émeutes généralisées ou d'attroupement d'une centaine de jeunes face à la police mais des incidents isolés' a déclaré Philippe Close, directeur de cabinet du bourgmestre de Bruxelles-Ville. Il n'y a pas eu de réelle confrontation entre forces de l'ordre et jeunes. Les groupes de jeunes étaient éparpillés. La police a effectué tout de même plusieurs interpellations au cours de la soirée. Deux ou trois véhicules ont été incendiés dans les environs de la place Fontainas. Plusieurs véhicules ont vu leurs vitres voler en éclats. Selon Philippe Close, plusieurs jeunes provenaient de quartiers voisins voire d'autres communes.
La colère est consécutive au décès suspect d'un détenu en préventive survenu ce week-end à la prison de Forest (photo). Incarcéré la semaine dernière, ce jeune homme de vingt-cinq ans, originaire du quartier des Marolles, est décédé dimanche. Le père du jeune homme est intervenu personnellement hier soir avec la police pour calmer les esprits. 'Les jeunes voulaient discuter de la sécurité dans les prisons. Mais il n'est pas facile de débattre d'un tel sujet en rue' a expliqué Philippe Close. Les éducateurs de rue et le service prévention de la Ville de Bruxelles ont rencontré hier soir les groupes jeunes et permis que la situation ne dégénère davantage. Il n'y aurait pas eu de blessés au cours des échauffourées.
La famille du jeune homme décédé en prison s'interroge en effet sur les circonstances de sa mort. Le parquet a ouvert une enquête et l'administration pénitentiaire souligne que le suicide est exclu. Cet homme a été incarcéré la semaine dernière après des vols dans des voitures. Nerveux et agité, il a été placé en cellule d'isolement au début du week-end. Des calmants lui on été administrés samedi. Une deuxième injection a été pratiquée dimanche. Il est mort le même jour. Sa famille et son avocat se demandent notamment pourquoi on lui a administré des calmants sans vérifier son dossier médical.
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